Voici un article qui est copié de manière identique tout au long du blog. Il ne cherche pas à dénoncer la misère du monde. Il ne vous incite pas non plus à y participer. Il vous fait peut-être penser que son auteur n'a rien d'autre à foutre de ses journées que faire ce genre de chose. En fait l'auteur est parfaitement conscient qu'écrire cet article et le recopier maintes et maintes fois ne sert absolument à rien. Mais contrairement à la quasi-totalité de ses contemporains et de ses ancêtres, l'auteur l'écrit clairement : son geste, aussi bien que sa vie, n'a dans l'absolu aucune utilité particulière. Quand on prend conscience que les montagnes d'aujourd'hui étaient des océans il y a des millions d'années, on peut se dire que tous nos actes sont éphémères. Quoiqu'on fasse, qui qu'on soit, ça finira par ne plus exister. Les livres finissent par brûler, les peuples par s'entretuer, les idées par s'interdire, les souvenirs par s'oublier. Fatalisme? Non. Le message que l'auteur essai de vous transmettre, ce n'est pas qu'il n'y a pas d'avenir, c'est que beaucoup trop de sacrifices sont exécutés, beaucoup trop de bonheurs sont évités, au nom de l'utilité, c'est que le plaisir est trop bas dans la liste de nos priorités. Nous dépensons trop d'énergie et de temps sur des choses sans intérêts. Acceptez l'inutilité et appréciez sa surprenante beauté.




